Les mille façons de partager la nourriture en ville

Les pratiques de partage de nourriture reviennent sur le devant de la scène avec la prise de conscience autour du gaspillage alimentaire et de ses impacts environnementaux, ainsi que l’avènement de l’« économie du partage ». Les chercheurs du projet SHARECITY ont développé une typologie des initiatives de partage d’alimentation qui montre qu’elles vont bien au-delà que le simple échange d’aliments, et qu’elles prennent une grande diversité de formes. Leur travail peut inspirer des villes qui souhaitent mettre en place un écosystème de partage alimentaire.

Soutenir les groupes d’achat alimentaire requiert une double stratégie

Les groupes d’achat alimentaire comme les AMAP ont deux facettes : d’un côté, ils appartiennent à un mouvement social plus large qui plaide pour la transition écologique, et ils cherchent à ce titre à contribuer à des changements systémiques. De l’autre, ils le font à travers un type très spécifique d’activisme, qui consiste à mettre en place des solutions concrètes (plutôt que de protester ou de faire du plaidoyer). Les deux facettes de leur activité requièrent un soutien différent, et il ne faut pas sous-estimer la dimension entrepreneuriale de leur activité.

Bien débuter sa politique alimentaire : identifier ses leviers d’action

Pour amorcer sa politique alimentaire, la ville de Bâle (Suisse) a travaillé avec une équipe de chercheurs du Research Institute of Organic Agriculture pour développer une méthodologie de « balayage » rapide de ses leviers d’action. Cet outil permet aux villes de comparer leur action avec les meilleures pratiques d’autres villes, et d’identifier des leviers auxquelles elles n’auraient pas pensé, tout en impliquant les parties prenantes locales.

Et les villes perdirent le pouvoir sur leur alimentation…

Les villes ont cherché à agir sur leur système alimentaire depuis l’Antiquité. Ce n’est que depuis le développement des États à partir du 16eme siècle, et, par la suite, l’industrialisation, qu'elles ont perdu le pouvoir sur leur approvisionnement. L'histoire nous donne les clés pour comprendre les jeux de pouvoir entre villes, État et campagnes.

Le système alimentaire de votre ville est-il résilient ?

Nous pensons peu à la façon dont notre alimentation arrive sur nos tables d’urbains. Nous n’avons pas non plus les idées claires sur ce qu’il se passerait si l’approvisionnement de nos villes était affecté par un événement. Voici une vue d’ensemble des étapes clés qu’une ville peut suivre pour analyser la résilience de son système alimentaire, basée sur l'expérience de Baltimore (USA).

Travailler avec les circuits courts, mais pas seulement !

L’alimentation locale est-elle meilleure que l’alimentation globalisée ? C’est la question à laquelle s’est attelé le projet de recherche européen GLAMUR. En un mot : les choses ne sont pas si tranchées. Par conséquent, les villes devraient chercher à amener tous les acteurs – les représentants de l’alimentation locale comme les plus conventionnels – sur le chemin de la durabilité.